Cancer colo-rectal

les cancers colorectaux représentent, par leur fréquence, la deuxième pathologie cancéreuse chez la femme (après le cancer du sein) et la troisième chez l’homme (après les cancers du poumon et de la prostate).


Du fait de leurs similitudes, les cancers du côlon et du rectum sont souvent regroupés sous le terme de cancer colorectal. Environ 40 % des cancers touchent le rectum et 60 % le côlon. Dans ce dernier cas, les tumeurs sont principalement localisées (70 %) au niveau du sigmoïde (la dernière partie du côlon).
Les tumeurs qui se développent à partir de la muqueuse du côlon et siégeant à plus de 15 cm au-dessus de la marge anale sont appelées cancers du côlon ou coliques.Celles qui sont situées en dessous de cette limite correspondent à des cancers du rectum ou rectaux.


La forme la plus commune de ces cancers est appelée adénocarcinome dont 80 % sont dits lieberkühnien (de part leur ressemblance avec les glandes de Lieberkühn de la muqueuse colique), 10 % sont qualifiés de mucineux* et les 10 % restants rassemblent des formes plus rares.


Comme la plupart des cancers, le cancer colorectal peut migrer dans d’autres territoires de l’organisme. Les métastases les plus fréquentes du cancer du côlon se localisent au niveau du foie et des poumons.


Le mode de vie modifie le risque de cancer colorectal. L'effet protecteur de l'activité physique est établi, de même que l'effet néfaste du surpoids, d'une alimentation riche en graisses animales et de l’alcool.


Le dépistage s’effectue à l’aide du test Hemoccult II® qui consiste à rechercher un saignement microscopique (non visible à l’oeil nu) dans les selles. En effet, très souvent les gros polypes et les cancers de l’intestin saignent de façon très discrète et non visible.


Ses symptômes sont tardifs (troubles du transit: constipation /diarrhée,sang dans les selles souvent mis sous le compte des hémorroïdes, un amaigrissement inexpliqué ) et traduisent souvent une maladie déjà évoluée.

Le traitement:
 ♣La chirurgie constitue le traitement curatif de base du cancer colorectal.
 ♣La chimiothérapie : permet de diminuer la taille de la tumeur avant la chirurgie, et éliminer l'éventualité de petites métastases.
   Les médicaments les plus fréquemment utilisés sont :
       - Le 5-fluoro-uracile (5-FU), médicament de référence en cancérologie intestinale, perturbe le métabolisme des cellules cancéreuses. Sous forme orale (Xéloda®), il permet une prise en charge ambulatoire. Le tégafur (UFT®),association de 5-FU et de l’uracile, est une autre forme de 5-FU oral.
       - L'oxaliplatine (Eloxatine®) est aussi un traitement majeur dans la prise en charge du cancer du côlon. Au stade métastatique, il est souvent utilisé en association avec le 5-FU.
       - L’irinotécan (Campto®) inhibe une enzyme impliquée dans la formation d’ADN, très active dans les cellules cancéreuses. Associé au 5-FU, il permet d'augmenter l’efficacité du traitement.
La chimiothérapie du cancer du côlon est généralement réalisée en cures réparties sur six mois.
Les derniers traitements :les anticorps monoclonaux*
* De nouvelles voies thérapeutiques comme les anticorps monoclonaux sont très prometteuses. Certains anticorps comme le cétuximab (Erbitux®) ou le panitumumab (Vectibix®) bloquent les récepteurs d’un facteur de croissance appelé EGF (Epidermal Growth Factor) présents à la surface des cellules cancéreuses.
 *D'autres comme le bévacizumab (Avastin®), inhibiteur du facteur de croissance vasculaire endothélial (VEGF), agissent en diminuant la vascularisation des tumeurs. En empêchant l'apparition de nouveaux vaisseaux, l'apport sanguin vers la tumeur est diminué, ce qui limite son développement.
Ces traitements sont utilisés le plus souvent en combinaison avec la chimiothérapie dont ils augmentent l’efficacité sans augmenter la toxicité.


 ♣La radiothérapie: Il est possible d’irradier la tumeur pour tuer les cellules cancéreuses, avant ou après une intervention chirurgicale. La radiothérapie est le plus souvent utilisée pour les cancers du rectum où elle permet de réduire le volume de la tumeur avant son ablation chirurgicale. Cela contribue à diminuer le risque de récidive locale. Ce traitement est réalisé en séance courtes de quelques minutes, cinq jours par semaine pendant cinq semaines en moyenne, mais comporte ensuite une intervention chirurgicale six semaines après.

 Brochure cancer colo-rectal

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